La lettre de l’Afrique : 26, rue Saint-Guillaume 75007 Paris Publication de la SARL Les Cahiers de l’Afrique Siren: 504 846 361 RCS Paris INSEE: G75537161286 © 2011 La lettre de l’Afrique
de l’ Afrique.fr
LA LETTRE
Publication mensuelle d’actualités africaines
Diversité
Janvier 2012
UPM
Les
interrogations africaines
Les cahiers de
l’Afrique
N° 8
Le club du faubourg
Revue d’étude
et de réflexion
sur le monde africain
Club de réflexion et d’initiative dans le domaine de la coopération internationaleive dans le domaine international accompagne la lettre de l’Afrique dans sa volonté de contribuer aux échanges et à la solidarité entre la France, l’Europe et l’Afrique.
Chaque mois, la Lettre de l’ Afrique vous propose, grâce aux archives filmées de l’INA,
de revisiter les actualités africaines de l’époque.
La proclamation de la république en Tunisie
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Films d’actualités
6e Forum Mondial de l’Eau - Partenariat pour le renforcement de la sécurité de l’eau en Afrique
12-16 mars 2012 à Marseille
L'événement organisé par la Banque africaine de développement avec le concours de l’Union africaine, rassemblera plus de 300 participants, dont des ministres africains des finances et de l'eau, ainsi que des partenaires au développement pour discuter des moyens pour accélérer le développement du secteur de l'eau et de l’assainissement en Afrique.
Continent
• 23-30 Janvier : conférence ministérielle, puis sommet des chefs d’état et de gouvernement de l’Union Africaine. Election du Président de la commission de l’Union Africaine : Jean PING pour un second mandat, ou Mme ZUMA.
Afrique du nord
• 23 janvier : début des travaux de la nouvelle assemblée nationale égyptienne.
Afrique subsaharienne
• 9 janvier, Guinée Bissau, décès du Chef de l’état. Le Président de l’assemblée nationale, Raimondo PEREIRA, assure l’intérim en attendant l’élection d’un nouveau Président de la République, qui doit avoir lieu dans les trois mois. ;
• 11 janvier, Sénégal : la justice sénégalaise rejette une nouvelle fois la demande d’extradition d’Hissène HABRE, formulée par la justice belge, devant laquelle, sur plainte de citoyens tchadiens, il est mis en accusation pour crimes contre l’humanité ;
• 25-29 janvier, à Davos en Suisse, de nombreux Africains dirigeants politiques et des milieux d’affaires, assistent au Forum économique mondial de Davos. ;
• 26 janvier, Côte d’Ivoire-France : Visite officielle à Paris, du Président de la République Ivoirienne, Alassane Ouattara.
Louis Dominici
Entretien
La lettre de l’Afrique :
En France, la relation avec l’Afrique ne parait toujours pas autant considérée qu’elle devrait l’être. Comment en est-on arrivé là ?
L. Dominici :
En France la question remonte loin. Il y a d’abord eu, lancée il y a trente ou quarante ans, une mode de dénigrement des pays africains et de la relation franco-africaine. Loin des réalités humaines du continent, elle a persisté.
En même temps, il y a eu la priorité donnée à la construction de l’Union Européenne. Les énergies publiques parisiennes se sont tournées vers Bruxelles. De plus, l’idée s’est répandue en France que la coopération avec l’Afrique devenait une affaire européenne : cette théorie extrême a indument servi de prétexte à l’affaiblissement du dispositif diplomatique et de coopération de la France en Afrique francophone ; elle a provoqué aussi la dissolution du ministère de la coopération.
Dans ce contexte enfin, les hommes ont manqué, au fur et à mesure que les grands africanistes de la politique et de l’administration partaient à la retraite, et que les remplaçants se faisaient rares, faute de formation initiale organisée, faute d’accès suffisant à l’expérience de terrain.
LLA : Les communautés françaises en Afrique et les entreprises françaises n’ont-elles pas conservé le lien ?
L. Dominici :
Oui. Et c’est une grande chance pour l’avenir. Les communautés françaises, bien que perdant des effectifs avec notamment la réduction drastique du nombre des coopérants, ont résisté et poursuivi leur action. Les entreprises françaises, soit portées à titre individuel par des résidents français soit constituant des prolongements de nos grands groupes, ont maintenu leur présence et développé leurs investissements, notamment dans les industries extractives, la production agro-alimentaire, les transports et télécommunications, et les services. Il y a là un gisement de connaissance et de savoir faire qui peut favoriser un retour politique vers l’Afrique.
LLA : Ce retour politique n’est-il pas déjà engagé ?
L. Dominici :
On n’en voit ni déclarations refondatrices ni signes avant- coureurs. Et la campagne préélectorale en cours, loin de clarifier les vues, passe sous silence les vraies questions qui se posent pour nous en Afrique et en Méditerranée. Souhaitons ensemble qu’il en soit autrement dans les semaines et les mois qui viennent.
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